Pierre-Laurent Hahn/Madame Figaro
Véronique Olmi : “Moi, j’ai ressenti une sorte d’évidence à raconter cette résurrection d’une femme par le désir.” |
Au bonheur des damesLes femmes n’hésitent plus à dire “je” pour parler de leur sexualité. Mais avec quels mots ? Réponses avec le Dr Sylvain Mimoun, auteur d’une surprenante enquête (1) auprès de 1 500 femmes, et Véronique Olmi, qui publie un roman sensuel (2) dont les héros ne sont pas formatés sur les canons actuels de la beauté.(1/4) Madame Figaro. – Dans vos deux ouvrages, des femmes parlent de sexe sans tabou. Le désir féminin n’a-t-il plus peur des mots ? Véronique Olmi. Écrire sur ce thème est infiniment plus facile qu’il y a vingt ans. Je me rappelle la chanson que fredonnait mon grand-père : « Une femme honnête n’a pas de plaisir »… Moi, j’ai ressenti une sorte d’évidence à raconter cette résurrection d’une femme par le désir. En revanche, j’ai été surprise par l’accueil réservé à mon roman. Les critiques, souvent des hommes, ont massacré le livre, parce que les corps de mes personnages – elle est très maigre, et lui boite – ne collent pas aux canons de beauté actuels. Vous bousculez ces diktats érotiques que dénonce le Dr Mimoun… |

