Paris_vuitton Imaxtree

Louis Vuitton

À lire aussi :

Mais que faire de l'héritage ?
Comment s'approprier les codes d'Yves Saint Laurent ? Comment continuer à faire prospérer l'ADN Chanel ? Comment assurer l'évolution de Valentino ?...

Dior hyper flirt
Bien que les défilés aient commencé samedi à Paris, la Fashion Week a véritablement pris son envol hier, sur le podium de la griffe de l'avenue Mon...

Dernière escale : Paris
La saison a commencé à New York, est passée par Londres puis Milan, et se termine cette semaine à Paris.

Le Figaro

Les créateurs mettent les points sur les i

Des partis pris forts, des messages clairs et une réalisation impeccable chez Louis Vuitton, Hermès, John Galliano et Alexander McQueen. Ailleurs, on regrette quelques sorties de route.

Paru le 06.10.2008, par Virginie Mouzat

(1/3)

Excellente saison chez Louis Vuitton avec un show qu’on dirait inspiré… par l’orientalisme des années Opium d’YSL, dont on retrouve le mood et le colorama en petites touches à travers les looks signés Marc Jacobs. Mais, attention, pas de copiés-collés, des allusions simplement, comme le suggèrent le décor de forêt de bambou, les ceintures obi modernisées, la passementerie, l’or, les basques origami sur des petites vestes à la carrure si justement proportionnée (sans être pagode). Pour le reste, les minijupes coquines affichent sur la hanche ou sous les fesses la transparence d’empiècements de tulle plumetis suggestifs ou des patchworks de satin et de soie dansant sur la cuisse. Les épaules prennent de l’ampleur et structurent une silhouette tout en jambes.

Les brillances, les lamés or apposés au noir, les rayures pailletées sur pull marin, les constructions composites des jupes et des vestes, les juxtapositions de matières mates et métallisées, les grands colliers noir et or ornés de plumes dégagent une impression d’opulence, de baroque moderne hyper 2009. Sans oublier les sandales ! (Bijoux et souliers sublimes !).
Pour une fois, pas de concurrence entre mode et accessoires, les sacs soutiennent parfaitement les looks, jusqu’à la toile Vuitton Monogram qui passe métallisée or ou en couleurs. Avant même l’apparition de Marc Jacobs au final, on applaudit à tout rompre.

Jean Paul Gaultier adore raconter des histoires. Ses mystères de l’Ouest interprétés ultraluxe chez Hermès sont parfaits. Poncho de daim frangé ou en crêpe noir sur pantalon de jersey, robe chemisier en nappa sable, veste en croco bleu jean dégradé sur un denim, grande chemise blanche portée en robe sont parfaits. Naomi Campbell et Stephanie Seymour chaloupent sur le sable entre les cactus comme des killeuses du Rio Grande. Après les cuirs havane, le soir devient noir en grand poncho de soie ou en robe à bustier drapé. C’est malin, chic, bien vu, intelligent. Et par les temps qui courent, Hermès peut être assuré d’une ruée vers l’or dans ses boutiques.

Même sentiment chez John Galliano qui trousse génialement une série de petites robes et de jupes ultraflirt. Du pur prêt-à-charmer. Jupes courtes en mousseline transparente, robe lâche à fleurs de soie écrasées jaune acide, veste rose drapée sur jupette grenadine… So cute. Pour éviter que l’ensemble ne paraisse trop sucré, Galliano fait défiler ses girls sur des escarpins fétichistes vertigineux, profilés comme une architecture de Zaha Hadid, en perruques façon bonnet de horseguard. Les parkas coulissées oversize jettent une touche streetwear bienvenue. Le jersey, omniprésent, propose des tombers plus fluides, plus sensuels que la mousseline, et intensifie ainsi le sex-appeal de ces silhouettes 100 % filles. Un très bon cru.

L'astro du jour, occidentale ou chinoise ! News mode, beauté, déco Haute Couture vidéo