Viggo Mortensen dans A History of violence. À lire aussi :
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Viggo Mortensen, le beau sauvagePhotographe et peintre de renom, poète à ses heures, l’acteur fétiche de David Cronenberg a refusé le formatage hollywoodien. Il vit dans la forêt, se méfie des politiques et joue au cow-boy dans Appaloosa (1), d’Ed Harris.(1/2) Selon un rituel désormais immuable, Viggo Mortensen vous reçoit en chaussettes, une bombilla de maté à la main, et s’efforce de vous répondre dans un français appris lors de pérégrinations canadiennes. À presque 50 ans, il n’est pas le plus conventionnel des acteurs : « Je suis un paresseux », élude-t-il en observant ses chaussettes noires. Tournant le dos aux machines hollywoodiennes, se dérobant à un statut de sex-symbol qui convenait mal à son tempérament d’outsider, il s’est alors réfugié dans le giron de l’inquiétant et extraordinaire David Cronenberg (A History of Violence, les Promesses de l’ombre) et continue de choisir des films atypiques comme cet Appaloosa, mis en scène et joué par Ed Harris.
Dans ce drôle de western, il joue un tueur du côté de la loi, ange gardien d’un shérif (Harris) amoureux transi d’une pianiste de saloon faussement vertueuse (Renée Zellweger). La vie à deux ? On sait Viggo Mortensen célibataire, divorcé d’une chanteuse punk alternatif avec qui il a un fils de 20 ans : « Aujourd’hui, je suis seul, la plupart du temps du moins. Peut-être que l’image d’une vie à deux n’est qu’une illusion de jeunesse ? Je ne possède pas la réponse, je sais juste que bâtir une relation durable est excessivement compliqué. L’amour, c’est un peu comme une plante délicate : trop d’attention, elle suffoque, pas assez, elle meurt. Pourtant, j’ai pu et je peux toujours aimer ; il suffit de rester ouvert. D’ailleurs, être amoureux, c’est un peu comme être acteur : c’est voir le monde dans les yeux d’un autre… » |
