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UNE POITRINE AU TOP
Tout ce que vous devez savoir avec les conseils et appels à la prudence du Dr Muriel Perrault de Jotemps, spécialisée en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.
Les prothèses sont-elles fiables ?
- Aujourd’hui, elles sont plus sûres, avec des membranes très résistantes qui évitent toute « transpiration » du gel de silicone, désormais réhabilité.
Peut-on les sentir ?
- Le gel de silicone ne donne plus l’impression d’avoir une bouillotte dans le soutien-gorge. Au toucher, la triche est quasi imperceptible.
*Les cicatrices se voient-elles ?
- Invisibles à 100 %, impossible ! Mais elles ont fait de nets progrès. Elles sont placées, au cas par cas, sur le bord inférieur de l’aréole ou dans le sillon sous-mammaire (sous le sein). Pour le Dr Perrault de Jotemps, la cicatrice axillaire (sous l’aisselle) est discutable car, en cas de cancer du sein (soit une femme sur huit), cela pourrait gêner la recherche de ganglions sentinelles. En outre, on peut placer des prothèses par cette voie mais non les retirer. S’il faut en changer, il faudra refaire une cicatrice ailleurs.
Les faux seins vieillissent-ils ?
- Comme nous. Plus ils sont gros, plus ils sont lourds et plus ils tombent vite.
Faut-il obligatoirement changer ses prothèses ?
- Certaines peuvent durer vingt ans, mais on conseille de les changer tous les quinze ans environ. Plus on le fait tôt, plus l’intervention est simple. De toute façon, vers 40 ans toutes les femmes doivent être surveillées avec mammographie, échographie et/ou IRM tous les deux ans, une bonne occasion de voir où en sont les implants.
Nuisent-elles à l’interprétation de la mamographie ?
- Non, au contraire, car certaines femmes ont des poitrines si petites qu’elles ne peuvent être surveillées facilement. Avec l’implant, ça marche mieux. De toute façon, il faut toujours prévenir le radiologue.
Peut-on rentrer chez soi le jour même de l’opération ?
- Certains chirurgiens travaillent en ambulatoire (on est opérée le matin, on rentre le soir) en laissant leur portable à la patiente « au cas où », mais on n’est jamais à l’abri d’une hémorragie à la maison. Il vaut mieux rester une nuit minimum.
Est-ce qu’on a mal ?
- La douleur est très variable d’une personne à l’autre, mais de nos jours on la maîtrise dès la salle de réveil.
Combien ça coûte ?
- Entre 4 000 euros et 6 000 euros tout compris (frais salle opération, nuit à la clinique, prise de sang, prothèses, honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste). Pour le Dr Perrault de Jotemps, il ne faut pas choisir son chirurgien en fonction de ses tarifs même si cela est évident il est bon d’insister : il vaut mieux une intervention plus chère qui se passe bien qu’une intervention économique soldée par un échec. Et il y a d’excellents chirurgiens dans tous les départements. En province, le bouche-à-oreille fonctionne même bien mieux qu’à Paris. Quant à s’offrir un nouvelle féminité dans une « clinique-club de vacances » à l’étranger, pour elle, c’est une grosse imprudence. Méfiez-vous aussi des simulations sur ordinateur : le virtuel n’est pas le réel.
LES INJECTIONS QUI REPULPENT
Une simple piqûre pour changer de bonnet sans corps étranger et sans cicatrice ? On parle beaucoup des injections d’acide hyaluronique pour rendre la poitrine plus pulpeuse. Trois injections à douze ou dix-huit mois d’intervalle, pas de cicatrice, peu d’effets secondaires, du travail sur mesure…
Pour le Dr Isabelle Serfaty, chirurgien-plasticien, cette technique va révolutionner la chirurgie des seins mais demande encore un peu de recul. L’acide hyaluronique a certes fait preuve de son innocuité, mais le sein est un organe particulier… « Contrairement à la graisse qui est transparente, il perturbe la lecture des mammographies, estime quant à lui Henri Tristant, radiologue.
Autre inconvénient : pour un résultat visible, il en faut des quantités importantes, ce qui revient très cher pour un effet transitoire puisque le produit se résorbe au fil des mois. Pour l’instant, on peut l’utiliser pour améliorer un décolleté trop plissé, mais pour le reste, patience, patience…
